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Comment j’ai tenu bon pendant mon master en data science

Tracer ma route malgré le doute
Tracer ma route malgré le doute - Photo de Dimitar Donovski

Parcours et persévérance

Comment j’ai tenu bon pendant mon master en data science

Entre doutes, surcharge et pression, j’ai trouvé des méthodes concrètes pour rester aligné avec mes objectifs sans sacrifier ma santé ni mon engagement

Il arrive un moment où tout paraît trop lourd, où l’envie d’abandonner devient presque irrésistible. J’ai ressenti cela à plusieurs reprises pendant mon master en data science : la difficulté des sujets, la masse d’informations à assimiler, la pression financière, et parfois simplement la fatigue. Mais derrière chaque tentation de tout laisser tomber, une question revenait : pourquoi ai-je commencé, et quelle personne est-ce que je veux devenir ?

Résister à la dispersion et aux influences extérieures

Il est facile de se laisser distraire, de s’éloigner de ses objectifs sous la pression de l’environnement, des proches ou des influenceurs en ligne. On finit par faire des choix qui ne nous correspondent pas, ou qui nous éloignent de la personne que l’on souhaite devenir. Combien de fois t’es-tu fixé un but en pensant « à la fin de l’année, je veux être cette personne », pour ensuite douter, trouver cela trop difficile, et finalement abandonner ?

J’ai traversé ces mêmes doutes. Mon master en data science m’a souvent semblé insurmontable, non seulement à cause de la difficulté technique ou de la charge de travail, mais aussi à cause du sens : est-ce que cela en vaut vraiment la peine, surtout avec l’évolution rapide de l’intelligence artificielle ? Face à un sujet complexe, il m’arrivait de me demander si je devais continuer ou arrêter.

Apprendre en enseignant : clarifier et renforcer

Pour dépasser ces moments de doute, j’ai adopté une méthode qui a transformé ma façon d’apprendre : réexpliquer ce que j’ai compris. Enseigner ce que l’on vient d’apprendre permet de transformer une information vague et brute en un sujet clair et structuré. Ce processus oblige le cerveau à relier les nouvelles connaissances aux anciennes et à organiser le flux d’informations, ce qui renforce la compréhension sur le long terme.

Chaque fois que je réenseignais un concept, mes connaissances devenaient plus solides. Cela demande du temps, surtout dans un domaine dense comme la data science, mais cette pratique m’a permis de tenir bon, même quand la charge de travail semblait écrasante.

L’engagement personnel avant tout

Au-delà de la difficulté intellectuelle, il y a aussi l’investissement. En Australie, où j’étudie, un master coûte entre 45 000 et 70 000 dollars. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Pourtant, pour moi, l’enjeu n’était pas seulement financier. C’était un défi personnel, un engagement envers moi-même. L’argent passe au second plan face à la valeur du temps investi et à la satisfaction de ne pas avoir de regrets plus tard.

Préserver sa santé et son équilibre

Étudier intensément a un prix : la santé. On dort moins, on mange mal, et le corps en souffre. J’ai compris qu’il fallait préserver de bonnes habitudes et ne pas sacrifier sa santé pour la performance. J’ai donc instauré une routine stricte : pas plus de deux heures d’étude d’affilée. Je programme un minuteur sur ma montre, et une fois le temps écoulé, je passe à autre chose, même si ce n’est pas terminé. Cette discipline m’évite de tomber dans le piège de passer toute la journée devant l’ordinateur.

Ma semaine type :

Cela fait environ 32 heures par semaine, suffisant pour avancer sans s’épuiser. Les deux premières heures sont souvent les plus difficiles, le temps de se remettre dans le bain, mais c’est le minimum nécessaire pour rester productif.

Se concentrer sur l’essentiel

Pour éviter la dispersion, je me concentre d’abord sur les tâches prioritaires : les assessments et le projet de fin d’études (capstone). Même si tout n’est pas toujours accessible ou terminé, l’essentiel est de rester aligné avec ses priorités. J’utilise aussi une application pour organiser mes tâches et suivre mes progrès, ce qui m’aide à garder une vision claire de ce que je veux accomplir.

Et toi, quelles sont tes priorités aujourd’hui ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour toi ? Prends le temps de te poser ces questions, de structurer ton apprentissage, et surtout, veille à préserver ton équilibre.


Pour aller plus loin dans la construction de ton idéal et découvrir d’autres outils concrets, retrouve-moi sur mon livre ou inscris-toi à ma liste de contacts.


Pierre-Henry Soria

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