Comment mon lieu de vie façonne ma capacité à avancer
Il y a des villes qui te tirent vers le bas, et d’autres qui te portent. J’ai ressenti cette différence chaque fois que j’ai changé d’environnement. On croit souvent que la volonté suffit pour avancer, mais la réalité, c’est que ton environnement façonne ta capacité à bâtir des habitudes durables et à devenir la personne que tu veux être.
L’environnement qui te freine
Vivre dans une grande ville comme Melbourne, c’est affronter la violence, le vandalisme, la pollution, la saleté. On pense pouvoir ignorer les graffitis, les déchets, l’insécurité, mais ton inconscient enregistre tout. Ce climat finit par peser, même si tu refuses de l’admettre. Il t’empêche d’investir sur toi, de te concentrer sur tes projets, de t’épanouir.
J’ai vu des poubelles renversées, des gobelets de café partout, des gens fouillant les déchets pour récupérer du plastique. Ce n’est pas propre à Melbourne : Paris, Bruxelles, Luxembourg… toutes les grandes villes connaissent ces problèmes. Ces détails, accumulés, créent une atmosphère oppressante.
C’est comme un arbre planté dans un sol pauvre : il aura du mal à grandir. Si tu n’es pas dans un terreau fertile, comment pourrais-tu t’épanouir ? Tu ne peux pas te développer, ni être pleinement présent et concentré sur ce qui compte pour toi.
Trouver un terreau fertile
Quand je suis à Port Douglas, tout change. Là-bas, tout est sain, paisible, entouré de nature. Pas de crime, pas de violence, seulement quelques animaux dangereux – mais ils ne posent problème que si tu les déranges. C’est une petite ville splendide, où tu te sens porté par la nature. Personne ne vient t’agresser, personne ne te regarde de travers. Cette sérénité, c’est un poids en moins. Tu peux enfin respirer, te sentir libre, te concentrer sur tes projets.
Même à Cairns, où il reste un peu de violence, la nature est omniprésente. Mais dès que tu t’éloignes vers Port Douglas, tu sens la différence. L’environnement devient un allié, pas un obstacle.
L’impact sur tes projets
Je le constate chaque jour. En ce moment, je développe une application d’alimentation, Mis Snap, qui permet de scanner et de garder l’historique de tous les plats que tu as mangés. Pour moi, c’est essentiel de savoir ce que je mange. J’aurais pu créer cette application n’importe où, même dans une ville qui ne me convient pas. Mais aurais-je eu la même énergie chaque matin ? Ici, je peux aller dans un café différent chaque jour, profiter de l’ambiance, de la lumière, de la sécurité. Même si ce n’est pas la ville parfaite, c’est bien mieux que d’être dans un endroit qui me restreint.
En France, en Belgique, au Luxembourg, il n’y a pas cette culture des cafés ouverts tôt le matin. Cela m’aurait freiné. Parfois, il suffit de déménager dans une ville qui te correspond un peu mieux, même si ce n’est pas l’idéal. J’ai vécu à Gold Coast, où tout est à portée de main : cafés, nature, plage, gratte-ciel, forêt. Tu peux tout faire à pied. C’est génial, même si la ville est chère, qu’il y a beaucoup de sans-abri, de saleté, de graffiti. Mais l’essentiel, c’est de trouver un endroit où tu te sens porté, pas oppressé.
La dynamique des villes
Il y a une dynamique propre aux villes : si tu laisses une vitre cassée, des graffiti, des déchets, ils se multiplient. C’est la « loi de la vitre brisée » : pour garder une ville propre, il ne doit y avoir aucune anomalie. S’il n’y a pas de déchets par terre, tu n’oseras pas en jeter. Mais s’il y en a déjà, tu fais moins attention.
J’ai voyagé dans des villes très propres, comme Singapour ou Bangkok, malgré leur taille. À Cairns, à Sydney, c’est aussi très propre. Mais tout cela peut changer : une ville propre aujourd’hui peut devenir sale demain, et inversement. Ce sont des cycles. Ce qui compte, c’est de choisir ton terreau fertile, celui qui te permettra de réaliser ce qui te tient à cœur.
Liberté, sécurité, inspiration
Ici, je peux m’installer sur un banc avec mon ordinateur, à n’importe quelle heure, sans jamais me sentir en danger. Je profite de la nature, du chant des oiseaux, de la lumière. Cette liberté, cette sécurité, c’est ce qui me permet d’être pleinement moi-même, de me concentrer sur mes projets, d’être heureux. Entendre les oiseaux le matin, ça me remotive, ça illumine mes journées.
Si tu veux accomplir durablement ce qui compte pour toi, commence par choisir un environnement qui te porte. Ce n’est pas un détail, c’est la base. Trouve ton terreau fertile, et tu verras la différence.
Pour aller plus loin sur la création d’un environnement qui te propulse, découvre mon livre ou abonne-toi à ma liste de contacts.
Pierre-Henry Soria
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