Écrire sans distraction avec une Freewrite
Quand j’écris sur un ordinateur, le navigateur reste à quelques secondes. Une recherche devient un onglet, puis une autre lecture. La session perd vite son objectif.
J’ai essayé une Freewrite pour séparer deux tâches : produire un premier brouillon et le corriger plus tard.
Une machine faite pour le brouillon
La Freewrite Smart Typewriter possède un écran E Ink et un clavier mécanique. Elle n’ouvre pas les réseaux sociaux, les courriels ou un navigateur. Son rôle est d’écrire.
Le texte est enregistré dans la mémoire de l’appareil. Lorsqu’une connexion Wi-Fi est disponible, les documents peuvent aussi être synchronisés avec Postbox et des services comme Dropbox, Google Drive, OneDrive ou Evernote. Le fabricant indique également un transfert par USB pour les moments hors ligne sur la page officielle du produit.
Ce que cette limite change
Sur un traitement de texte classique, je peux corriger chaque phrase pendant plusieurs minutes. Sur une machine de brouillon, je continue davantage vers la phrase suivante.
Cette contrainte me convient pour :
- écrire une entrée de journal ;
- préparer un article ;
- poser les idées d’un chapitre ;
- rédiger une lettre sans vérifier chaque détail.
Je transfère ensuite le texte sur mon ordinateur pour couper, vérifier et réécrire.
Ce qu’il faut accepter
Une Freewrite coûte bien plus cher qu’un carnet ou qu’un éditeur plein écran. Elle ne remplace pas la phase de correction et son écran E Ink ne réagit pas comme un écran LCD.
Je ne la conseille donc pas comme achat automatique. Elle a du sens si l’écriture occupe une place régulière dans ta vie et si les distractions numériques bloquent réellement tes brouillons.
Avant d’acheter un appareil, tu peux tester le principe gratuitement : coupe le Wi-Fi, passe ton éditeur en plein écran et écris vingt minutes sans revenir en arrière.
L’idée la plus utile ne dépend pas de la machine. Le premier brouillon sert à avancer. L’édition vient ensuite.
Pierre-Henry Soria